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    "title": "Priestman : \u201cIl est temps de passer \u00e0 la Coupe du Monde\u201d",
    "modified_at": "2026-04-29 17:00:26",
    "published_at": "2021-09-28 00:12:00",
    "url": "https://news.canadasoccer.com/priestman-il-est-temps-de-passer-a-la-coupe-du-monde",
    "short_url": "http://prez.ly/SeEd",
    "culture": "fr_CA",
    "language": "FR",
    "subtitle": "Si Bev Priestman avait choisi de r\u00e9pondre aux questions de FIFA.com dans une chaise longue, un verre \u00e0 la main et une m\u00e9daille d\u2019or autour du cou, personne n\u2019aurait song\u00e9 \u00e0 lui en vouloir.",
    "slug": "priestman-il-est-temps-de-passer-a-la-coupe-du-monde",
    "body": "<p>Il faut dire que la s&eacute;lectionneuse canadienne est d&eacute;sormais bien plus qu&rsquo;une championne olympique. En effet, son &eacute;quipe a d&eacute;jou&eacute; tous les pronostics pour s&rsquo;offrir son premier titre mondial. Cerise sur le g&acirc;teau, Priestman est devenue la plus jeune technicienne, et de loin, &agrave; r&eacute;ussir un tel exploit.</p><p>Plus incroyable encore, il ne lui a fallu que neuf mois pour mener sa mission &agrave; bien. &Agrave; en croire sa capitaine, Priestman a men&eacute; une v&eacute;ritable r&eacute;volution. &ldquo;Bev a instill&eacute; un nouvel &eacute;tat d&rsquo;esprit&rdquo;, explique Christine Sinclair, visiblement conquise par les talents de strat&egrave;ge et d&rsquo;oratrice de l&rsquo;Anglaise. &ldquo;Nous n&rsquo;y avions jamais autant cru. Gr&acirc;ce &agrave; elle, nous nous sentions invincibles.&rdquo;</p><p>En d&rsquo;autres termes, si quelqu&rsquo;un m&eacute;rite aujourd&rsquo;hui un peu de repos pour profiter de ses succ&egrave;s, se d&eacute;tendre et trinquer &agrave; sa propre r&eacute;ussite, c&rsquo;est bien Bev Priestman. Mais ceux qui connaissent la jeune femme de 35 ans ne seront pas surpris d&rsquo;apprendre qu&rsquo;elle ne nous a pas re&ccedil;us au bord d&rsquo;une piscine, mais bien dans son bureau, un stylo &agrave; la main, occup&eacute;e &agrave; organiser la suite des &eacute;v&eacute;nements. Entretien.</p><p><strong>Bev, maintenant que le rideau est tomb&eacute; sur Tokyo 2020, quel regard portez-vous sur cette m&eacute;daille d&rsquo;or conquise de haute lutte &agrave; Yokohama ?</strong> J&rsquo;ai pris conscience que cet &eacute;v&eacute;nement est encore plus important que je ne l&rsquo;avais imagin&eacute;. Sur l&rsquo;instant, j&rsquo;ai eu du mal &agrave; prendre la mesure de ce que nous avions accompli. Depuis que je suis de retour au Canada, j&rsquo;ai pu voir les r&eacute;actions autour de nous. Ce titre est immense. Maintenant, je ne vous cache pas que je suis vite pass&eacute;e &agrave; autre chose. Je n&rsquo;y peux rien, je suis comme &ccedil;a. Au bout de quelques jours, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; la Coupe du Monde et aux mesures &agrave; prendre pour &ecirc;tre pr&ecirc;te le moment venu. Je ne veux pas que Tokyo reste un exploit sans lendemain. Collectivement, nous n&rsquo;avons pas toujours brill&eacute; en Coupe du Monde ; en revanche, nos r&eacute;sultats aux Jeux Olympiques sont traditionnellement meilleurs. Je me demande bien pourquoi. C&rsquo;est tout ce qui m&rsquo;occupe pour le moment : que faire pour que 2023 tienne toutes ses promesses ?</p><p><strong>Vous avez particip&eacute; &agrave; la Coupe du Monde F&eacute;minine avec le Canada et l&rsquo;Angleterre. Quelle sont les principales diff&eacute;rences entre ces deux comp&eacute;titions et comment expliquez-vous que l&rsquo;une r&eacute;ussisse davantage &agrave; votre &eacute;quipe que l&rsquo;autre ?</strong> La premi&egrave;re chose qui me saute aux yeux, c&rsquo;est la fr&eacute;quence des matches. Aux Jeux Olympiques, tout va tr&egrave;s vite. On n&rsquo;a pas trop le temps de r&eacute;fl&eacute;chir. C&rsquo;est un d&eacute;fi, mais c&rsquo;est un d&eacute;fi que nous avons su relever. En revanche, les matches en Coupe du Monde sont plus espac&eacute;s. Pour moi, c&rsquo;est cette p&eacute;riode qui doit &ecirc;tre g&eacute;r&eacute;e diff&eacute;remment. Il y a aussi plus d&rsquo;&eacute;quipes et, donc, plus de matches. Je me demande si nous n&rsquo;avons pas trop de temps pour penser. Je cherche donc &agrave; simplifier les choses au maximum, comme nous l&rsquo;avons fait &agrave; Tokyo.</p><p><strong>On imagine que votre exp&eacute;rience en tant qu&rsquo;adjointe vous a donn&eacute; l&rsquo;occasion de voir des choses qui fonctionnent bien et d&rsquo;autres qui, peut-&ecirc;tre, vous ont laiss&eacute;e un peu plus dubitative&hellip;</strong> Dans une grande comp&eacute;tition internationale, que ce soit la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques, tout se joue sur des d&eacute;tails. Quand je repense &agrave; la demi-finale entre l&rsquo;Angleterre et les &Eacute;tats-Unis, je me dis que les &eacute;carts sont minimes. En tant que s&eacute;lectionneuse, on veut toujours en faire plus. Avec quatre ou cinq jours avant la partie, nous avons peut-&ecirc;tre commis l&rsquo;erreur d&rsquo;ajouter toujours plus de consignes. Parfois, le mieux est de laisser un jour de repos aux joueuses. La fra&icirc;cheur est importante, &agrave; ce niveau. C&rsquo;est ce que j&rsquo;ai retenu de la derni&egrave;re Coupe du Monde et j&rsquo;ai essay&eacute; de l&rsquo;appliquer aux Jeux Olympiques. J&rsquo;esp&egrave;re que nous pourrons &eacute;galement le faire en Australie et en Nouvelle-Z&eacute;lande.</p><p><strong>Comme vous l&rsquo;avez soulign&eacute;, les Jeux Olympiques sont tr&egrave;s intenses. Pourtant, contrairement &agrave; d&rsquo;autres &eacute;quipes, vous et vos joueuses avez souvent &eacute;voqu&eacute; le plaisir que vous preniez &agrave; disputer ce tournoi. Compte tenu des restrictions en place au Japon, comment avez-vous fait pour vous amuser en dehors du terrain ?</strong> Les joueuses parlent souvent de la bonne ambiance qui r&egrave;gne au sein de l&rsquo;effectif mais, en l&rsquo;occurrence, ce n&rsquo;&eacute;tait pas des paroles en l&rsquo;air. Nous n&rsquo;avons jamais eu le sentiment de vivre le sc&eacute;nario de &ldquo;<em> Un Jour Sans Fin</em> &ldquo;. Nous &eacute;tions bien pr&eacute;par&eacute;es, nous avions plaisir &agrave; &ecirc;tre ensemble et &ccedil;a s&rsquo;est vu sur le terrain. Je savais &agrave; quoi m&rsquo;attendre avec la Covid. Nous n&rsquo;avions pas le droit de sortir de l&rsquo;h&ocirc;tel, mais nous en avons profit&eacute; pour faire de cette contrainte une exp&eacute;rience exceptionnelle. Nous nous sommes concentr&eacute;s l&agrave;-dessus, sans penser uniquement aux joueuses, d&rsquo;ailleurs. Si j&rsquo;ai appris une chose au fil de ma carri&egrave;re, ce que je dois aussi prendre du plaisir dans mon travail. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;&eacute;voluer dans une ambiance joyeuse. On ne peut pas &ecirc;tre toujours sur le pied de guerre. C&rsquo;est la m&ecirc;me chose pour les joueuses. Les entra&icirc;neurs en demandent parfois un peu trop. Quand j&rsquo;ai choisi cette voie, je me suis promis d&rsquo;essayer d&rsquo;&ecirc;tre plus l&eacute;g&egrave;re. Attention, l&rsquo;ambition est un ingr&eacute;dient important. Tout ce que nous faisions &agrave; l&rsquo;entra&icirc;nement a un but. La comp&eacute;tition est pr&eacute;sente. C&rsquo;est important pour moi. Mais la comp&eacute;tition, les forfaits et tout ce qui gravite autour contribuent &agrave; cr&eacute;er une forme de camaraderie. C&rsquo;est ainsi que chacun peut s&rsquo;exprimer librement et s&rsquo;&eacute;panouir.</p><p><strong>&Agrave; quel moment avez-vous eu le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre sur la bonne voie&nbsp;?</strong> Deux &eacute;pisodes me reviennent tout de suite en m&eacute;moire. Je pense &agrave; mon premier match en tant que s&eacute;lectionneuse du Canada, contre les &Eacute;tats-Unis, en SheBelieves Cup. Nous avions cinq ou six absences &agrave; cause des protocoles sanitaires et des blessures et nous avons perdu sur un but inscrit &agrave; la 79&egrave;me minute. Je me rappelle m&rsquo;&ecirc;tre dit&nbsp;: &ldquo;On peut y arriver&nbsp;!&rdquo;&nbsp;Nous avons d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute; la possibilit&eacute; de changer la couleur de la m&eacute;daille, mais dans le feu de l&rsquo;action, dos au mur, j&rsquo;ai vu mes joueuses se transcender. Je pense &eacute;galement au match contre le Br&eacute;sil, au Japon. C&rsquo;est sans doute l&agrave; que nous avons atteint notre sommet. On pourrait croire que c&rsquo;&eacute;tait en finale, mais c&rsquo;est l&agrave; que je me suis rendu compte que la m&eacute;daille d&rsquo;or &eacute;tait &agrave; port&eacute;e de main. Apr&egrave;s &ccedil;a, j&rsquo;&eacute;tais certaine que nous irions jusqu&rsquo;au bout. Ensuite, nous avons retrouv&eacute; les &Eacute;tats-Unis comme pour mon premier match. Tandis que nous roulions vers le stade, j&rsquo;ai pens&eacute;&nbsp;: &ldquo;On va gagner&rdquo;. En dehors du terrain, ce sont surtout les petites choses que je me rem&eacute;more. Les joueuses ont organis&eacute; une comp&eacute;tition de Mario Kart. S&rsquo;amuser ensemble comme &ccedil;a, c&rsquo;&eacute;tait magique. Ce sont ces d&eacute;tails qui font la diff&eacute;rence.</p><p><strong>Les &Eacute;tats-Unis ont souvent domin&eacute; le Canada par le pass&eacute;. Cette victoire sur vos voisines a-t-elle un impact particulier, sur le plan psychologique ?</strong> C&rsquo;est &eacute;norme. Avant le coup d&rsquo;envoi, j&rsquo;ai soigneusement &eacute;vit&eacute; de parler de cette rivalit&eacute;. J&rsquo;ai simplement dit qu&rsquo;&agrave; force de toujours se pencher sur le dernier chapitre de cette histoire, nous ne parviendrions jamais &agrave; &eacute;crire le prochain. J&rsquo;ai expliqu&eacute; aux joueuses que cette &eacute;quipe &eacute;tait la leur et qu&rsquo;elle n&rsquo;&eacute;tait pas comptable du pass&eacute;. J&rsquo;avais la chance d&rsquo;avoir avec moi une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration, qui n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par certains &eacute;v&eacute;nements. &Ccedil;a a sans doute beaucoup compt&eacute;. Si vous me demandez si nous serons plus confiantes la prochaine fois que nous affronterons les &Eacute;tats-Unis, je vous r&eacute;ponds : sans aucun doute. Mais j&rsquo;ai surtout insist&eacute; sur le fait que ce match ne pouvait pas &ecirc;tre notre finale. Nous voulions absolument changer la couleur de la m&eacute;daille et, en gagnant, nous &eacute;tions assur&eacute;es de remplir cet objectif. Pourtant, je ne voulais pas que les joueuses se contentent d&rsquo;avoir battu les &Eacute;tats-Unis, sans plus penser au dernier match. Ce duel ne pouvait pas r&eacute;sumer &agrave; lui seul notre tournoi.</p><p><strong>Vous avez parl&eacute; de cette nouvelle g&eacute;n&eacute;ration, qui s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e au Japon. Vous avez travaill&eacute; avec ces joueuses par le pass&eacute;, dans les s&eacute;lections de jeunes. On imagine votre joie de les voir r&eacute;aliser leur potentiel&hellip;</strong> La boucle est boucl&eacute;e. Lors de ma premi&egrave;re exp&eacute;rience au Canada, Jessie Fleming &eacute;tait ma capitaine en Coupe du Monde F&eacute;minine U-17, au Costa Rica. Je me souviens encore de son but sur coup franc, en ouverture, contre l&rsquo;Allemagne. Elle a r&eacute;pondu pr&eacute;sent dans tous les moments importants. Elle a transform&eacute; quatre penalties. Elle incarne l&rsquo;audace que je r&eacute;clame &agrave; tout le groupe. Elles sont plusieurs dans ce cas. Julia Grosso a jou&eacute; un grand r&ocirc;le dans les s&eacute;lections de jeunes. Quand je l&rsquo;ai envoy&eacute;e disputer la finale, je lui ai dit : &ldquo;Toi, tu seras la gamine qui rentre dans l&rsquo;&eacute;quipe et qui nous fait gagner la m&eacute;daille d&rsquo;or&rdquo;.</p><p><strong>Vous avez &eacute;galement pu compter sur l&rsquo;apport de joueuses tr&egrave;s exp&eacute;riment&eacute;es, &agrave; l&rsquo;image de votre capitaine. Certaines d&rsquo;entre elles se demandent actuellement s&rsquo;il ne vaut pas mieux partir en pleine gloire. &Ecirc;tes-vous pr&ecirc;te &agrave; avoir des conversations difficiles avec ces joueuses ?</strong> Pour le moment, je les laisse respirer. Vous avez entendu Christine apr&egrave;s la finale : elle ne veut pas prendre sa d&eacute;cision sur un coup de t&ecirc;te. Je pense qu&rsquo;il faut les laisser un peu tranquilles. Laissons-les reprendre une vie normale. Il ne faut pas les brusquer. De toute fa&ccedil;on, quand j&rsquo;ai accept&eacute; ce poste, je savais qu&rsquo;il y aurait une p&eacute;riode de transition apr&egrave;s les Jeux Olympiques. Avant de partir au Japon, j&rsquo;ai essay&eacute; d&rsquo;int&eacute;grer un maximum de joueuses. Bien s&ucirc;r, je voulais me faire une id&eacute;e de ce dont je disposais pour les Jeux Olympiques, mais j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; un &oelig;il sur la Coupe du Monde et au-del&agrave;. C&rsquo;est clair, si ces joueuses nous quittent maintenant, nous allons perdre des qualit&eacute;s et une exp&eacute;rience inestimables. Si je peux les persuader de rester un peu plus longtemps, je ne vais pas me g&ecirc;ner. Mais le mieux &agrave; faire, c&rsquo;est d&rsquo;envisager les deux cas de figure. D&eacute;j&agrave;, pendant les Jeux Olympiques, nous avons assist&eacute; &agrave; une sorte de passage de t&eacute;moin. C&rsquo;est sans doute pour &ccedil;a que Christine a laiss&eacute; Jessie tirer le penalty contre les &Eacute;tats-Unis. Maintenant, nous avons un groupe d&rsquo;internationales qui sont pr&ecirc;tes &agrave; prendre la rel&egrave;ve, la m&eacute;daille d&rsquo;or fermement accroch&eacute;e autour du cou.</p><p><strong>Vous avez la chance de pouvoir compter sur des footballeuses exp&eacute;riment&eacute;es, mais aussi altruistes. On pense par exemple &agrave; Christine Sinclair, qui a accept&eacute; avec beaucoup d&rsquo;&eacute;l&eacute;gance d&rsquo;&ecirc;tre remplac&eacute;e en finale.</strong> Absolument. Ce sont toutes des femmes extraordinaires, mais Christine est particuli&egrave;rement modeste. En parlant ou en travaillant avec elle, on ne croirait jamais qu&rsquo;on a affaire &agrave; la meilleure buteuse de l&rsquo;histoire du football f&eacute;minin international. Elle a honor&eacute; sa 300&egrave;me s&eacute;lection d&egrave;s notre premier match au Japon. Pourtant, elle a cat&eacute;goriquement refus&eacute; d&rsquo;en parler car elle ne voulait pas de distraction. Une telle attitude n&rsquo;est pas si courante. Ce que chacune de ces joueuses am&egrave;ne au sein du groupe est tout simplement fantastique. Je crois qu&rsquo;on a pu s&rsquo;en rendre compte au Japon.</p><p><strong>Christine Sinclair a salu&eacute; votre travail, tant sur le plan tactique que psychologique. Quel &eacute;l&eacute;ment vous semble le plus important ?</strong> Je ne veux pas faire de hi&eacute;rarchie dans les priorit&eacute;s mais, en arrivant, je savais que nous restions sur huit matches sans victoire contre des &eacute;quipes du Top 10. Nous avions pris beaucoup de buts et nous n&rsquo;avions pas &eacute;t&eacute; tr&egrave;s efficaces en attaque. Ce sont des statistiques inqui&eacute;tantes mais, tr&egrave;s vite, j&rsquo;ai compris que la confiance &eacute;tait la pi&egrave;ce qui manquait &agrave; ce puzzle. Je m&rsquo;en suis rendu compte lors de ce fameux match contre les &Eacute;tats-Unis. Une fois que la confiance et que le courage sont l&agrave;, les barri&egrave;res mentales tombent et on peut affronter n&rsquo;importe qui. Nous avons aussi travaill&eacute; sur la tactique. On ne peut pas gagner une m&eacute;daille d&rsquo;or sans une strat&eacute;gie bien d&eacute;finie, mais j&rsquo;ai insist&eacute; sur l&rsquo;audace, l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;esprit et le comportement. Je voulais que les autres &eacute;quipes redoutent de jouer contre nous, qu&rsquo;elles craignent nos attaques. J&rsquo;avais envie de voir des joueuses agressives et entreprenantes. Il fallait avant tout cerner les contours de notre personnalit&eacute; et trouver ce qui manquait pour monter sur ce podium. &Agrave; partir de l&agrave;, le message n&rsquo;a pas chang&eacute;.</p><p><strong>Vous avez &eacute;voqu&eacute; l&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance 2023. Quelles sont vos priorit&eacute;s dans les mois &agrave; venir et comment faire pour que le Canada monte &agrave; nouveau sur le podium ?</strong> Pour commencer, il faut int&eacute;grer de nouvelles joueuses. Il nous manque encore certains profils et, de toute fa&ccedil;on, il faut &eacute;voluer. Je suis arriv&eacute;e au d&eacute;but d&rsquo;un sprint de neuf mois vers les Jeux Olympiques. Maintenant, nous pouvons prendre notre temps. J&rsquo;ai besoin de vari&eacute;t&eacute; pour que nos adversaires ne sachent jamais &agrave; quoi s&rsquo;attendre. Je tiens par ailleurs &agrave; ce que mes joueuses comprennent pourquoi le Canada n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; &agrave; la hauteur des attentes en Coupe du Monde. Elles doivent savoir ce qui n&rsquo;a pas march&eacute;. C&rsquo;est un gros morceau, mais je suis pr&ecirc;te &agrave; m&rsquo;y attaquer.</p><div class=\"release-content-contact\" id=\"contact-47e1b8f6-ad49-4cad-a125-ded08765a129\">\n    \n    <div class=\"release-content-contact__details\">\n        <strong class=\"release-content-contact__name\">Paulo Senra</strong>\n        <em class=\"release-content-contact__description\">Chief Communications &amp; Content Officer | Chef des communications et du contenu, Canada Soccer</em>\n        <ul class=\"release-content-contact__details-list\"><li class=\"release-content-contact__details-list-item\"><a href=\"mailto:psenra@canadasoccer.com\"  class=\"release-content-contact__details-list-item-link\" title=\"psenra@canadasoccer.com\"><svg class=\"icon icon-paper-plane release-content-contact__details-list-item-icon\">\n                <use xlink:href=\"#icon-paper-plane\"></use>\n            </svg>psenra@canadasoccer.com</a></li>\n<li class=\"release-content-contact__details-list-item\"><a href=\"tel:(416)&nbsp;882-7919\"  class=\"release-content-contact__details-list-item-link\" title=\"(416)&nbsp;882-7919\"><svg class=\"icon icon-mobile release-content-contact__details-list-item-icon\">\n                <use xlink:href=\"#icon-mobile\"></use>\n            </svg>(416)&nbsp;882-7919</a></li></ul>\n    </div>\n</div>",
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